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 Livre second : Journal de bord

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Susanoo
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MessageSujet: Livre second : Journal de bord   Sam 13 Mar 2010 - 19:01

(HRP/ Ce RP est la suite d'Histoire d'un cogneur. Cependant, vous pouvez commencer la lecture ici, cela ne gène en rien la compréhension /HRP)

(HRP/ Donnez moi vos avis et vos impressions Very Happy. J'éditerais au fur et à mesure /HRP)


13 Martalo 640

Hem, ...... je ne sais pas si je dois dire "cher journal" ou bien tout simplement raconter......Je pense que je vais me contenter de raconter, les autres pourraient me prendre pour un fou, s'ils venaient à tomber sur ce journal et lisaient que je lui "parle". Je suis enfermé dans la soute et rédige à la lueur d'une chandelle pendant que j'entends les autres s'activer comme des malades sur le pont pour contrer l'abordage ennemi. Je n'y participe pas. Je devrais plutôt dire que je n'y participe plus. Mais je sais que le Kap'tain fera de nouveau appel à moi. J'en suis certain. Il m'a condamné à croupir dans la soute tout ça parce que j'ai malencontreusement séparé la tête du corps d'une recrue prometteuse lors de notre dernier abordage. Pas de ma faute, il avait qu'à pas rester dans mes pattes ce nabot. Enfin, bref, je passe le temps comme je peux. J'espère juste que le Kap'tain ne me laissera pas enfermé ici trop longtemps, je sens que mes pulsions meurtrières sont en train de grandir en moi, profitant de chaque moment que je passe à écouter les bruits des abordages et à sentir l'odeur du sang qui coule pour s'en nourrir, tel un parasite qui me pompe et qui grossit à vue d'oeil. Je tape la conversation avec mon Shushu. Il n'est pas très bavard. Il me rappelle un membre de l'équipage. C'était un brave sacrieur, qui avait fait voeu de mutisme auprès de son Dieu après avoir trahi les plans des Bontariens, sous l'effet de l'alcool, alors qu'il était en mission d'infiltration à la milice brâkmarienne. Zak, qu'il s'appelait. On a vécu pas mal d'aventures ensemble, que je conterai surement un autre jour. Pour l'instant, je prie mon Dieu Iop pour ne pas finir fou à rester dans cette salle, sans aucune lumière.....


14 Martalo 640

Le Kap'tain m'a privé de mon principal moyen d'occupation : mon Shushu. Pourtant je ne lui en veux pas. Etrange. Tiens, je vais vous raconter comment j'ai trouvé et sauvé mon Shushu. On naviguait au large de l'île de Moon, à la recherche de quelque carcasse de galères à piller, quand notre navire fut harponner par un tentacule de Kralamour géant. Le bateau commençait à couler sous l'effet du tentacule, jusqu'à ce que je le coupait avec mon épée. Hors de danger, nous fixions avec émerveillement la beauté de l'île que l'on pouvait voir au large. Cette plage de sable blanc au premier plan, innocente comme pas deux et cette hostile jungle où vivait le terrible Moon à l'arrière-plan. Etrange contraste, n'est-ce pas ? Je fus coupé dans mon élan artistique par un deuxième tentacule, puis un troisième et un quatrième. Nous étions assaillis de tous parts, sans aucun moyen de pouvoir riposter, la violence du choc nous ayant privé de nos armes. Nous étions condamné à sombrer, entraînés par les tentacules. Nous nous sommes réfugiés dans la cale, en pensant avoir suffisamment de répit pour trouver un plan qui nous permettrait de survivre. Grossière erreur. La cale commençait à se fissurer, l'eau montait, à moins que ce ne soit le navire qui descendait, je n'en sais trop rien. Nous allions mourir noyer. Le Kralamour semblait assez intelligent pour nous bloquer toutes les issues tout en laissant l'eau s'infiltrer dans la cale. Nous passions devant le tribunal divin, afin de se repentir de nos méfaits. Je restait planté là, à prier mon Dieu pour avoir une vie meilleure dans l'autre Monde, persuadé que nous ne nous en sortirions pas vivant quand Zak émit l'argument de notre salut auprès de Dieu.....J'entends des bruits de pas qui se rapproche. Ce doit être l'heure de manger. Je vais cacher ce journal afin de ne pas me le faire prendre lui aussi, sous peine de devenir cinglé....


15 Martalo 640

Je m'ennuie ferme. Rien à zigouiller, personne à qui parler....... Je m'ennuie ferme. Je vais donc poursuivre mon récit. Où en étais-je ?.........Ah, oui ! Je disais donc Zak émis l'argument de notre salut auprès de Dieu. Il utilisa son sort d'Attirance pour attirer les lattes en bois de la soute pendant que j'agrandissais la faille à coups d'épée répétés. Cette merveilleuse combinaison des pouvoirs de nos deux classes firent que nous réussîmes à nous engouffrer dans le trou engendré et à nous enfuir de notre Tartare. On dut remonter à la surface, tant bien que mal, avec les réserves d'énergie qu'il nous restait. Cette expérience fut, pour le moins, étrange. Je voyais la lumière qui perçait à travers cette étendue d'eau et redoublait d'efforts pour l'atteindre mais au fur et à mesure que je m'en approchais, la lumière de mon salut, de mon droit à la vie, s'éloignait de moi, tel un but inatteignable. J'eus l'impression que Dieu voulait réellement ma mort. Peut-être étais-je une honte pour lui, une tare qu'il devait supporter à longueur de journées sous les railleries des autres membres du Panthéon ? Ou peut-être avais-je fait en sorte qu'il soit haï des autres dieux à force de renvoyer les âmes d'autres races à ces mêmes dieux ? Je ne sais pas, mais j'étais persuadé que Dieu voulait ma mort, d'une quelconque manière, mais qu'il la désirait plus que tout, peu importe les moyens pour arriver à ses fins. Je coulais, épuisé par ma nage, quand je vis une main tendue vers moi s'approcher. Dieu ne me détestait peut-être pas tellement que ça. J'essayais de l'attraper en puisant dans mes dernières ressources mais l'impuissance s'emparait peu à peu de moi. Je perdis connaissance. Quand je me suis réveillé, j'étais allongé sur une plage, Zak dormait à côté de moi du repos du guerrier. Je ne compris que plus tard que c'était lui qui me tendais la main et pas Dieu qui me pardonnait.....


16 Martalo 640

Une fois Zak réveillé, nous nous interrogeâmes sur le moyen de partir de cette île mais également sur notre survie. Notre bateau était en bouillie et notre nourriture de même. Nous avons donc décidé de nous mettre en route pour chasser la faune locale et également chercher de quoi construire, au moins, un radeau pour rejoindre la côte. Je coupais les palmiers de l'île pendant que Zak usait de ses talents de chasseur. Je le regardais faire, admiratif. Il avançait tout doucement, tête en avant, sa dague à la main. Aucun son n'émanait de lui. On n'entendait même pas ses bruits de pas. Sa proie n'eut même pas le temps de bouger un cil qu'elle avait déjà été terrassée par son prédateur. C'était stupéfiant. Moi, j'aurais préféré foncer dans le tas et tout découper sur mon passage, mais ça ne se serait peut-être pas aussi bien passé. Même si je préfère ma technique à la sienne. Je continuais de couper du bois, aidé de Zak, quand nous nous sommes fait surprendre par une troupe de kanniboules qui essayèrent par tous les moyens de nous transpercer avec leurs lances. Nous en avions tué la plupart, mais ils continuait d'en arriver d'autres. Ils sortaient de partout autour de nous et nous nous retrouvâmes vite encerclés. Nous n'allions pas renoncer pour autant, on se battit comme des mufafah, jusqu'à ce que l'un d'eux nous assomme, par derrière, moi et Zak. Quand nous nous sommes réveillés, nous étions attachés à un totem, une troupe de kanniboules dansant autour de nous et récitant des incantations.....


17 Martalo 640

J'en avais déjà entendu parler dans la taverne du Ripate, à Sufokia. On disait qu'ils portaient des masques terrifiants, étaient de valeureux et forts combattants et que leur volonté était à toute épreuve, qu'ils n'avaient peur de rien et qu'ils ne reculaient devant rien. Et bien il ne faut pas croire tout ce qu'on entend de la bouche d'un ivrogne. Leurs masques n'inspiraient pas la terreur, une petite frayeur tout au plus, de quoi faire fuir un tofu. Pour ce qui était de la valeur et de la force au combat, c'étaient de bien piètres combattants qui n'avaient pas hésité à nous attaquer par derrière pour nous assommer. Quand à ce qui est de ne pas avoir peur, laissez-moi rire, je leur faisais peur d'un simple regard. Ce qui me faisait peur à moi, c'était le bois qui se trouvait à nos pieds et les torches qu'ils agitaient. Une fois la danse finie, une sorte de chaman kanniboule se leva et s'approcha de nous en jouant avec son bâton, espérant nous faire peur. Il nous parla, mais je n'ai rien compris de ce qu'il nous dit. Je scrutai les alentours à la recherche d'une arme ou de n'importe quoi d'autre pouvant nous sortir de cette situation. C'est alors que je vis une épée, attachée à une planche à laquelle les kanniboules avaient mis le feu. Pourtant, l'épée n'avait pas une égratignure et le fer de la lame n'était même pas chauffé. Mais ce qui attira le plus mon attention, c'est l'œil qui était serti dans la poignée et qui observait d'un regard empli de haine ses tortionnaires.....


18 Martalo 640

Il me fallait cette épée. Pas uniquement parce que j'en avais besoin pour me sortir de là, mais aussi parce que j'étais presque certain qu'elle me comprendrait. Et puis elle avait la classe. J'attirais donc l'attention de Zak sur cette épée et sans dire mot, il me comprit. Il utilisa son sort d'Attirance pour tirer l'épée des flammes et me la donner. Je m'aperçus vite, en la maniant, qu'elle me brûlait la main. Pas uniquement parce qu'elle sortait du feu, mais parce qu'elle avait cette propriété. Elle dégageait une chaleur qui émanait du manche et se répandait dans la lame. Je l'utilisa donc pour trancher les liens qui nous maintenaient contre le totem, me jetais sur le chaman et lui tranchait la gorge en goûtant au passage à son sang. C'est un de mes rituels : je prélève le sang de ma victime et le goûte. Son sang avait quelque chose de, comment dire, amer et maléfique. Aussitôt que j'eus trancher la tête du chaman, les kanniboules me fixèrent un temps puis se jetèrent sur moi. Un acte de folie désespéré. Zak et moi les avons tous balayés. Je fis donc la connaissance de mon Shushu. Il me remercia, à contre-coeur, de l'avoir sauvé et de lui avoir permis de trancher les tête de ces "fichus sacs de viande". Nous fûmes coupé dans notre conversation par le grincement d'une gigantesque porte à laquelle je n'avais pas prêté attention plus tôt. Elle se trouvait juste devant nous et était en train de s'ouvrir, devant nos yeux ....


19 Martalo 640

Ma main me brûlait et j'étais impatient de me dégourdir les jambes face à un adversaire de taille. Plus la porte s'ouvrait, plus mon impatience grandissait. Je me doutais bien de se qui se cachait derrière cette porte. ce devait sans doute être une "divinité" pour les kanniboules, une créature assez puissante pour les balayer et assez robuste pour les protéger, moyennant offrandes. Et il ne vivait sur cette île qu'une seule créature de ce type. La porte était désormais grande ouverte. J'avais vu juste. La créature vénérée par ces dégénérés, rebuts de la société, était recouverte de poils bruns, était munie d'une queue et d'un marteau magique. J'en avais déjà entendu parlé comme peut-être la créature vivante la plus puissante de tout le Monde. A première vue, elle n'avait pas l'air si terrible. Elle n'était pas plus grande qu'un xélor. Elle s'approcha de nous tout doucement, puis, dans un éclair de vitesse, était déjà en face de moi, son marteau à la main et, à peine une seconde plus tard, je me retrouvai étalé par terre 20m plus loin. Il ne faut pas ce fier aux apparences, comme on dit. Deux secondes plus tard, Zak m'avais rejoint. J'étais époustouflé. Peu de personnes ayant vaincu Zak sont encore en vie pour le dire. Je fais partie de ces personnes. Je vous raconterai peut-être un autre jour comment Zak et moi nous sommes rencontrés. N'importe qui d'autre se serait dit que tout était fichu, qu'il fallait se retirer pour réfléchir à un plan d'attaque. Pas moi ....


24 Martalo 640

Il n'y a aucune écriture sur cette page, hormis la date, mais on peut voir un dessin, en plein milieu, signé par l'auteur.



27 Martalo 640

Je pris mon courage à deux mains, tout comme mon épée, et fonçait tête baissée sur mon adversaire. Malheureusement, il était trop rapide. Il sauta puis m'asséna un coup de marteau au moment d'atterrir. Je crus qu'il m'avait brisé la colonne vertébrale. Je me relevais malgré tout pour lui mettre la Pression, et je réussis à lui entailler la peau, le déstabilisant par la même occasion, me permettant de me concentrer suffisamment pour lui infliger des dégâts considérables grâce à l'Epée de Iop, l'envoyant voler 30m plus loin. J'étais plutôt fier de moi. Je venais de prendre le dessus sur le terrible Moon. Mais je n'eus pas le temps de savourer cet instant car il revenait à la charge, me brisant les deux genoux et une grande partie de mes côtes à coups de marteau. Je ne sais même pas comment j'arrivais à tenir encore debout, mais je ne pouvais plus bouger. J'étais comme paralysé. Puis, son marteau se mit à briller et je ressentis une immense douleur quand il s'enfonça dans mon ventre avant de m'envoyer ad patres avec une terrible onde de choc qui déracina plusieurs arbres au passage qui me retombèrent dessus, m'empêchant tout mouvement. Puis je perdis connaissance, encore une fois ....


30 Martalo 640

Quand je me suis réveillé, j'étais allongé à côté du petit singe. Il était bien amoché. Je fis un vif bilan de mes blessures : j'avais 3 côtes cassées, 3 fractures : une à chaque genou et une ouverte au niveau du bras gauche. Pas beau à voir, ça. J'avais également perdu pas mal de sang, mais la plus grande partie se situait sur mes mains. Je souffrais également d'un trou noir en ce qui concernait ce qui s'était passé durant mon "sommeil". Il était plus qu'évident que j'avais battu le Moon, ce qui était, pour ainsi dire, impossible dans l'état dans lequel je me trouvais. Que s'était-il réellement passé ? Je ne le sus que plus tard. Zak venait de se réveiller. Il s'approcha de moi, observa la dépouille du singe, me porta sur une épaule et prit le marteau du singe dans la main. Il récupéra mon Shushu et courut dans la jungle. Il devait faire vite avant que Moon ne se réveille et se lance à notre poursuite. Malheureusement, ce n'est pas lui qui se lança sur nos pas mais une horde de kanniboules. On entendait leurs cris primaires résonner dans la forêt. Dans notre état, ils n'auraient sans doute pas eu grand mal à nous vaincre....


11 Aperirel 640

Le Kap'tain ma laissé sortir de la soute. Il a sans doute réalisé à quel point il était dépendant de moi. Sans moi, il est probable que l'équipage aurait sombré bien des fois. Enfin, bon, je vais continuer mon récit. Nous courrions donc, enfin, Zak courait, la peur au ventre, dans l'immensité imposante de la jungle. Quand, soudain, il trébucha en se prenant le pied dans une racine, et s'étala de tout on long. J'aurais bien voulu l'aider à se relever, mais j'étais moi-même incapable de bouger le petit doigt. Je déteste me sentir impuissant. C'était vrai à l'époque et ça l'est toujours maintenant. Zak peinait à se relever, au moins autant que je peinais à garder les yeux ouverts. La dernière image que je vis avant de perdre encore une énième fois connaissance était celle de Zak, à genoux, un kanniboule pointant sa lance dans son dos. Quand je me réveillais, nous flottions à bord d'un radeau, allant à la dérive, au gré des courants marins. Zak me regardais fixement. Je voyais une pointe de méfiance dans son regard, méfiance accompagnée de doute et de peur. Qu'avais-je donc bien pu faire durant mes "absences" ? Mais la principale question était : comment ai-je bien pu faire ce que j'ai fait dans l'état dans le quel je me trouvais ? Je savais bien que Zak ne me dirait rien à cause de son vœu. C'était peut-être mieux ainsi. Certains secrets doivent être gardés secrets...


16 Aperirel 640

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de la mort de Zak. Je suis à genoux sur le pont, silencieux comme jamais, à prier pour lui. Il l'aurait sûrement fait pour moi. Cela fait maintenant 5 ans. Et pourtant, je me souviens de ce jour maudit comme si c'était hier. Nous écumions les mers, Crom (j'avais oublié de préciser que mon Shushu se nommait ainsi), lui et moi, quand une tempête se leva. En bon marins, on savaient faire face aux tempêtes, quelles qu'elles soient. Enfin, c'est ce qu'on pensait. Celle-ci était d'une telle violence, qu'elle arrivait presque à soulever des récifs de coraux à elle toute seule. Nous luttions sur le pont, pour notre survie. Malheureusement, nous n'étions que poussières face aux éléments qui se déchaînaient comme des furies. Nous fûmes balayés, notre mât arraché, la coque disloquée et notre quille envolée. Nous nous accrochions à tout ce qui passait à notre portée afin de ne pas être emportés par les vents. Nos efforts étaient vains. Nous fûmes emportés au loin et nous nous écrasâmes sur une sorte de plage rocheuse. Heureusement pour nous, nous avions de quoi nous soigner dans notre sac, qui, par chance, tomba sur la même plage, quelques mètres plus loin. Devant nous se trouvait l'entrée d'une grotte qui ne figurait sur aucune carte. Nous entrions dans la grotte en nous disant qu'il ne pouvait rien nous arriver de pire. Or, le pire pour nous restait encore à venir....

7 Juinssidor 640

En entrant dans cette grotte, on pouvait sentir une présence obscure, une présence qui hantait ces lieux. Malgré cela, il nous fallait avancer. Nous avancions donc à tâtons, sans lumière, guidés par le bruit de nos pas résonnant contre les murs de la grotte, tels des chauffes-souris. Soudain, une lumière apparut devant nous, d'abord diffuse, puis rayonnante, telle un phare nous guidant. Nous nous précipitâmes donc vers cette lumière salvatrice à nos yeux, mortelles à d'autres. Une fois arrivés, nous nous trouvions dans une énorme crique. En bas, un navire avait échoué. Le mât était brisé, la coque trouée. C'était exactement ce qu'il nous fallait. Avec les matériaux de ce bateau, nous pourrions reconstruire le notre. Nous descendîmes en bas. L'humidité suintait le long des parois rocheuses. Nous commençâmes à avancer, quand nous entendîmes un bruit. Nous nous retournâmes, mais nous ne vîmes rien. Nous continuâmes à avancer, et là, nous vîmes quelque chose bouger sur le pont du navire fantôme ...

8 Juinssidor 640

Cette fois-ci, nous étions sûrs d'avoir vu quelque chose bouger sur le pont. En s'approchant doucement du bateau, nous fixions le pont qui ne semblait pas montrer signe de vie. D'un Bond je fus sur le pont. Malgré le fait que le bateau était abandonné, on pouvait clairement voir que quelqu'un ou quelque chose habitait là : il y avait du linge propre, sans doute lavé avec l'eau de la crique, une lampe et des vivres. Il y avait également des mots griffonnés sur les murs et des cadavres jonchaient le sol. Quelle qu'elle soit, cette chose n'aimait pas les intrus. C'est alors qu'un bruit se fit entendre dans la cale. Je sortis Crom de son fourreau et j'avançai avec prudence, prêt à trancher le premier bout de chair qui se montrerait. Le bruit se répéta en se faisant plus régulier et plus fort. Lorsque j'entrai, ce que je vis me glaça d'effroi...

_________________
"Chaque instant de la vie est un pas vers la mort."
Tite et Bérénice (1670), Acte V, scène 1


"A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire."
Le Cid (1637), Acte II, scène 2
Corneille

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